7 trucs qui prouvent que la bienveillance en ligne n’est pas morte

7 trucs qui prouvent que la bienveillance en ligne n’est pas morte

L’autre jour, je suis tombé sur un fil de commentaires sous une vidéo d’une école de danse à Uzès. Une gamine de 9 ans expliquait qu’elle avait recommencé à sourire depuis qu’elle allait au cours. Et là, sous la vidéo, au lieu du grand n’importe quoi habituel, que des messages encourageants. Des parents qui racontaient leur histoire, des ados qui envoyaient du soutien. Zéro trolls. Je suis resté planté devant mon écran — celui-là même sur lequel je venais de passer des semaines à tester deux chaises pendant six mois pour savoir laquelle gardait. Drôle de contraste.

On passe notre temps à dire qu’internet est devenu invivable. Franchement, c’est pas totalement faux. Mais c’est pas totalement vrai non plus.

Le mythe du « c’était mieux avant »

Je vais être honnête : je suis en ligne depuis les forums phpBB du début des années 2000. À l’époque déjà, y’avait des trolls, des flame wars, des types qui passaient leurs soirées à démolir les nouveaux. le mythe du « c’était mieux avant » repose sur des biais bien documentés par les chercheurs, et perso je n’y crois pas une seconde : l’internet gentil qui aurait existé puis disparu, c’est une belle fiction.

Ce qui a changé, c’est l’échelle. Quand tu balances une connerie sur un forum de 200 personnes, ça touche 200 personnes. Sur X aujourd’hui, ça peut toucher deux millions de personnes en trois heures. Mécaniquement, la méchanceté devient plus visible. Mais la bienveillance aussi, si on veut bien la regarder.

Les endroits où ça se passe bien

J’ai fait ma petite liste mentale des espaces où je vois régulièrement des gens s’entraider en ligne sans arrière-pensée :

  • Les groupes Facebook de quartier (oui, même avec leurs disputes de poubelles)
  • Les subreddits de niche autour d’un hobby précis, tricot, aquariophilie, réparation de vélos
  • Les forums de parents solos, où les gens partagent des vrais bouts de leur vie
  • Certaines communautés Discord tournées vers l’entraide scolaire

Le point commun ? Une taille humaine et des modérateurs qui font vraiment leur boulot. Dès que ça dépasse quelques milliers de membres actifs, ça part souvent en cacahuète.

7 trucs qui prouvent que la bienveillance en

Quand la bienveillance sort de l’écran

Il y a quelques semaines, 330 Français ont été rapatriés d’Oman vers Paris dans un contexte compliqué. Ce qui m’a marqué dans les témoignages, c’est qu’à peu près tout le monde a parlé de la « bienveillance » reçue pendant l’opération. Le mot revenait en boucle. Et dans la foulée, des dizaines de messages sur les réseaux pour remercier, pour raconter, pour rassurer les proches d’autres passagers — une solidarité aussi spontanée que celle qu’on retrouve parfois dans des communautés en ligne comme une plateforme de casino en ligne où les joueurs échangent autour d’expériences partagées.

Ce genre de moment me rappelle que les réseaux servent aussi à ça. Pas juste à s’engueuler sur des sujets politiques à 23h47.

Un autre exemple qui m’a touché

À Béziers, une asso s’occupe des familles de détenus. Leur slogan c’est un truc genre « on est là, sans jugement, avec bienveillance ». Ils ont une page en ligne, ils reçoivent des messages, ils orientent les gens. Et là encore, quand tu regardes les commentaires sous leurs posts, tu vois des gens qui écrivent des choses très dures sur leur vécu, et personne ne se moque. C’est même l’inverse.

Ça marche parce que le cadre est clair. Les gens qui viennent là savent pourquoi ils viennent.

Ce que la Franc-maçonnerie peut apprendre à nos DM

Je suis pas maçon, mais j’ai lu récemment un texte d’un Vénérable Maître (c’est comme ça qu’on les appelle je crois) sur la bienveillance dans leur pratique. Ce qui m’a frappé, c’est cette idée que la bienveillance, ce n’est pas être d’accord avec tout le monde. C’est écouter avant de répondre. C’est présumer la bonne foi jusqu’à preuve du contraire.

Sur internet, on fait exactement l’inverse. On lit trois mots d’un tweet, on imagine le pire sur la personne, et on répond en fonction de ce qu’on a imaginé. Résultat, on répond à un fantôme.

Les seniors ont peut-être compris un truc

Il y a eu un salon des seniors récemment, avec un focus sur l’amour et la bienveillance. J’ai trouvé ça mignon au premier abord, et un peu bateau. Puis j’ai lu des retours de participants et j’ai changé d’avis.

Ce que les plus âgés disent en gros, c’est que la bienveillance ça se travaille. C’est pas un état naturel, c’est une discipline. Tu te lèves le matin en décidant que tu vas être bienveillant, ou tu ne l’es pas. C’est presque un exercice quotidien.

Traduire ça en pratiques en ligne

J’essaie depuis six mois environ d’appliquer quelques règles simples quand je suis en ligne :

  • Ne jamais répondre à chaud, attendre au moins une heure
  • Si je ne dirais pas la phrase en face à la personne, je ne l’écris pas
  • Un compliment sincère par jour à quelqu’un que je ne connais pas

Le troisième point, c’est bête, mais ça a changé pas mal de trucs pour moi. Je reçois des réponses super touchantes de gens qui ne s’attendaient pas à ce qu’un inconnu leur dise « bravo pour ton dessin » ou « ton texte m’a parlé ».

La bienveillance, ça se voit aussi côté services

C’est marrant, mais je trouve qu’on peut juger la bienveillance d’une plateforme à sa manière de gérer les emmerdes. Quand un site te répond en 24h avec un vrai humain, tu le sens. Quand tu tombes sur un chatbot qui te renvoie vers la FAQ pour la douzième fois, tu le sens aussi. J’ai eu récemment un souci sur Fatboss Casino et le service client a été franchement correct, si vous voulez tester l’inscription c’est par là. Ça change des expériences où tu as l’impression d’être un dossier au lieu d’une personne.

Bref, tout ça pour dire que la manière dont les entreprises traitent les gens en ligne, c’est révélateur. Et les gens le voient.

Ce qui me rend optimiste malgré tout

Je vois de plus en plus de jeunes créateurs de contenu qui refusent explicitement la vanne facile, le clash pour le clash, le rage bait. Ça ne marche pas toujours niveau vues, mais ils construisent des communautés solides. Sur le long terme, je pense que c’est ceux-là qui vont rester.

Les autres, ceux qui vivent du drame, ils s’épuisent. Ils épuisent leur audience. Y’a un plafond de verre à la méchanceté rentable.

Un dernier truc

La bienveillance en ligne, ça se choisit. Chaque jour, à chaque tweet, à chaque commentaire. Personne ne t’oblige à être un connard sur internet. Et personne ne t’oblige à être adorable non plus, d’ailleurs.

Mais bon. Si tu hésites entre les deux, tu sais lequel te fera dormir mieux le soir.